Les Objets du  PATRIMOINE

Le Patrimoine classé ou inventorié  :

  La Halle, La Porte St Nicolas, L 'Eglise StPierre es Liens (orgues, vitraux, statues, tableaux) Appel à contribution (voir le lien)

* Le petit patrimoine:

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La porte Notre-Dame

 Après que la herse eut été relevée, le visiteur pénétrait à l’intérieur du château en traversant le pont-levis jeté au-dessus des fossés.

Outre la Porte Saint Nicolas existait aussi la Porte Notre-Dame.

Celle-ci se trouvait rue du pont Notre-Dame et s’ouvrait sur la route de Saint Florentin.

Elle ressemblait à la porte Saint Nicolas, mais abritait en plus des geôles. Elle était surmontée d’une tour féodale en bois, à deux étages. Après la destruction du donjon, cette tour représentait la suzeraineté des barons d’Ervy. C’est ici que les seigneurs vassaux des fiefs alentours faisaient acte de foi et hommage à leur suzerain.

En 1791, la comtesse de Maurepas, dernière baronne d’Ervy ; celle-là même qui fit construire la salle au-dessus de la Porte Saint Nicolas, vendit la Porte Notre-Dame en vue de sa démolition, au sieur Simon Martin, tisserand et geôlier, moyennant la somme de 2000 livres.

A cette nouvelle, la population s’ameuta ; on voulut s’opposer à la démolition en faisant «  battre la générale ». On rassembla la garde nationale et des sentinelles en armes campèrent sur la place du Berle. Le sieur Martin assigna la baronne d’Ervy devant le tribunal.

La procédure traina en longueur; la baronne décède cette même année, sans héritier.

La porte menaçait ruine; devant la carence de Martin, la Municipalité de l’époque adjugea la démolition à trois maçons pour la somme de trois cent livres tournoi.

Le seul vestige de la Porte Notre –Dame est un pan de mur avec une niche contenant une statue de la Vierge. On peut y lire une inscription en grec qui signifie : les hommes braves sont amis des dieux.                   

A quelques pas, rue du 11 novembre, le dernier étage d’une maison abrite toujours la salle des gardes ; elle est bordée par le chemin de ronde qui se prolonge dans le grenier d’une maison voisine. On peut y voir une immense cheminée sculptée, dont les écussons ont été martelés.

 

              La glacière                                                    la porte Notre-Dame                                    la niche (agrandir)

                                        
Avec la voix

La Glacière

Ce petit patrimoine original situé à l’écart du centre d’Ervy, faisait autrefois partie de la propriété appelée « le château du Pressoir-Gougeot ».La mode voulait que dans ces grandes propriétés de plaisance, le parc soit jalonné de petites constructions appelées des « fabriques » ; on pouvait trouver des mini-fermes, des grottes artificielles ou des petits pavillons d’été, comme au château de la Motte –Tilly.

L’édifice en question cumulait à la fois la fonction de pavillon d’été dans sa partie supérieure et de glacière sous le niveau du sol. En effet, à partir du 17 siècle se répand dans les milieux les plus aisés la mode des glaces, sorbets et autres rafraichissements.

On pouvait aussi s’en servir lors des grands banquets, pour présenter des aliments fragiles sur un lit de glace. L’usage de cette glacière était réservé uniquement à l’usage privé des maitres de maison.

Le rôle de la glacière est de conserver jusqu’aux beaux jours, la glace ramassée en période de gel à la surface des étangs ou de l’Armance quand elle déborde. Certaines grandes glacières avaient un usage commercial, la glace était vendue dans les villes alentours; la conservation et la vente de la glace était un privilège accordé par le roi.

En général, la glacière se compose d’une cuve verticale maçonnée, étanchée sur ses parois et enterrée sur deux tiers de sa hauteur ; un puisard permet d’évacuer les eaux de fonte en partie inférieure. La glace était empilée par blocs successifs et de la paille était étalée au fond et entre chaque étage de glace. Tout l’espace était rempli afin de chasser l’air et conserver une température la plus basse possible. Un talus recouvre la partie supérieure voûtée pour l’isoler. Elle est surmontée d’une « fabrique »de style anglo-normand à usage décoratif; une porte au nord (voire plusieurs portes successives) fermait son accès. 

L’invention des procédés de glace artificielle a rendu l’usage des glacières totalement obsolète et le bâtiment est tombé en désuétude.

Aujourd’hui, ce petit édifice menace ruine et nécessite une restauration totale.

L’Association de Sauvegarde du Patrimoine d’Ervy le Chatel (ASPEC) souhaite mener cette restauration, comme elle l’a fait pour la Chapelle Saint Aubin; un jardin public pourrait venir agrémenter ce petit patrimoine. Pour pouvoir lancer cette opération, il faut d’abord que la Municipalité d’Ervy le Chatel soit propriétaire de la glacière. Or, le terrain sur lequel est édifiée la glacière appartient à une société civile immobilière de plusieurs familles. Des contacts ont été pris et des propositions ont été faites. A ce jour, le dossier est au point mort. Souhaitons que la raison l’emporte avant que la glacière ne s’écroule !

LES PUITS ET LE GUERILLON

Il existe de nombreux puits dans la cité d’Ervy le Chatel, plus ou moins bien conservés, mais fonctionnels. L’eau était captée directement dans le sous-sol. - Dans l’enceinte de l’ancien château-fort, il ne reste que le puits « Saint Roch », situé au pied de l’église à l’entrée de la promenade des remparts.

le puits Saint Roch                                                                       le puit de la halle  * 

                     

    Le puits de la halle, rue Marin-Noel des Vergers, appelé ainsi, car dans ce quartier se tenait au moyen-âge, une halle en bois, sorte de marché couvert, qui a totalement disparu. Elle a été remplacée par notre actuelle Halle ronde. (voir  le paragraphe concernant le ventre de la cité (extension du château-fort )

Bien d’autres puits ont subsistés, dont voici quelques exemples :           

le puit  de la place st Nicolas  (terminé)     le puit rue pasteur *          Puit dans la cour de la médiathèque*

  

Puit de la poterne                                puit privé                                            poème(agrandir)          


Le Guerillon :

Le Guerillon ; c’est le nom que l’on donnait à l’abreuvoir ou gué.IL s’agissait en fait d’une citerne qui recueillait les eaux de ruissellement du Château-fort .L’eau était d’une importance capitale en cas de siège et la moindre goutte était récupérée. Cette eau était puisée et servait d’abreuvoir pour les chevaux, le bétail et les animaux domestiques.

De tous temps, le Guérillon a aussi servi de réserve d’eau en cas d’incendie.

        

Le Guérillon : rue du 11 novembre       les plaques de fonte de l'ancien Guérillon

(Si vous possédez un joli puits à usage privé à Ervy le Chatel, n’hésitez pas à nous transmettre vos photos)

Cliquez pour agrandir *